Le Dictionnaire de : La Cybersécurité

Le Dictionnaire de : La Cybersécurité

ANSII :

L'ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information) est une agence française créée en 2009 et placée sous l'autorité du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.

Sa mission est de garantir la sécurité des systèmes d'information de l'État, des opérateurs d'importance vitale et des entreprises stratégiques, ainsi que de sensibiliser et d'accompagner l'ensemble des acteurs publics et privés dans la protection de leurs systèmes d'information. L'ANSSI intervient notamment dans la prévention, la détection et la réponse aux attaques informatiques, la veille technologique, l'audit de sécurité et la certification des produits et prestataires de sécurité. Elle travaille en étroite collaboration avec les acteurs français et internationaux de la sécurité des systèmes d'information pour assurer une cybersécurité effective et renforcer la résilience face aux menaces.

Authentification :

L'authentification est le processus permettant de vérifier l'identité d'un utilisateur ou d'un système. Il s'agit d'une étape cruciale dans la sécurité des systèmes informatiques, car elle permet de garantir que seules les personnes ou les systèmes autorisés ont accès aux données et aux ressources.

L'authentification peut se faire de différentes manières, en fonction du niveau de sécurité requis et des technologies disponibles. Les méthodes courantes d'authentification incluent :

  • Les identifiants de connexion (nom d'utilisateur, adresse e-mail, etc.) associés à un mot de passe.
  • Les cartes à puce ou les clés de sécurité qui doivent être insérées ou présentées à un lecteur pour accéder à un système.
  • La reconnaissance biométrique (empreintes digitales, reconnaissance faciale, etc.) qui utilise des caractéristiques physiques pour identifier l'utilisateur.

Une fois que l'authentification est réussie, l'utilisateur peut accéder aux données ou aux ressources autorisées.

Bug :

Un bug est un défaut ou une erreur dans un programme informatique qui peut causer un comportement inattendu ou indésirable. Les bugs peuvent survenir pour de nombreuses raisons, notamment des erreurs de conception, des erreurs de programmation ou des interactions imprévues avec d'autres composants du système.

Les bugs peuvent avoir des conséquences diverses selon leur gravité. Certains bugs mineurs peuvent simplement causer une gêne ou une frustration mineure pour l'utilisateur, tandis que d'autres bugs plus graves peuvent entraîner des plantages, des pertes de données ou des vulnérabilités de sécurité.

Pour corriger un bug, il est souvent nécessaire de trouver sa source et de modifier le code correspondant. Les développeurs utilisent des techniques de débogage pour identifier et résoudre les bugs, notamment en utilisant des outils de débogage, en examinant les fichiers journaux et en effectuant des tests supplémentaires pour vérifier que le problème est résolu.

Botnet :

Un botnet est un réseau de machines informatiques compromises (appelées bots ou zombies) qui sont contrôlées à distance par un attaquant (appelé botmaster). Les machines infectées peuvent être des ordinateurs personnels, des serveurs ou d'autres appareils connectés à Internet (tels que des objets connectés ou des routeurs).

Le botmaster peut utiliser les machines compromises pour effectuer des actions malveillantes, telles que l'envoi de spams, le lancement d'attaques DDoS (Distributed Denial of Service), le vol de données sensibles ou le minage de crypto-monnaies. Les machines compromises sont souvent infectées par des logiciels malveillants tels que des virus, des chevaux de Troie ou des vers.

Les botnets peuvent être difficiles à détecter car les machines compromises continuent à fonctionner normalement tout en étant utilisées à des fins malveillantes. Les méthodes courantes pour détecter les botnets incluent la surveillance du trafic réseau, l'analyse des journaux de serveur et l'utilisation d'outils de détection de botnets.

Pour se protéger contre les botnets, il est recommandé de maintenir à jour les systèmes d'exploitation et les logiciels, d'utiliser des programmes antivirus et des pare-feux, et d'être vigilant lors de l'ouverture de pièces jointes ou de liens suspects.

BYOD :

BYOD est l'acronyme de "Bring Your Own Device" (Apportez Votre Propre Appareil). C'est une pratique de plus en plus courante dans les entreprises, qui consiste à permettre aux employés d'utiliser leurs propres appareils (ordinateurs portables, tablettes, smartphones) pour accéder aux ressources de l'entreprise et effectuer leur travail.

Les avantages du BYOD sont la flexibilité pour les employés, qui peuvent utiliser des appareils qu'ils connaissent et maîtrisent déjà, ainsi que des économies pour l'entreprise en n'ayant pas besoin d'acheter des appareils pour chaque employé.

Cependant, le BYOD présente également des défis en termes de sécurité, car les appareils personnels des employés peuvent ne pas être configurés de manière appropriée pour l'accès à des données professionnelles. Les entreprises doivent donc mettre en place des politiques et des procédures de sécurité pour gérer les risques liés au BYOD, tels que l'utilisation de logiciels de sécurité, l'installation de mises à jour régulières, la gestion des accès aux données et la mise en œuvre de protocoles de sécurité pour les appareils personnels.

Cheval de Troie :

Un Cheval de Troie (ou Trojan) est un type de programme malveillant qui se cache dans un logiciel apparemment légitime pour infecter un ordinateur ou un réseau. Le nom de "Cheval de Troie" fait référence à la légende grecque où les Grecs ont trompé les Troyens en cachant des soldats dans un cheval de bois apparemment innocent.

Une fois qu'un Cheval de Troie est installé, il peut permettre à un attaquant d'accéder à des informations confidentielles, d'installer d'autres programmes malveillants ou de prendre le contrôle complet de l'ordinateur ou du réseau infecté. Les Chevaux de Troie peuvent se propager via des pièces jointes de courrier électronique, des sites web infectés ou des programmes téléchargés depuis des sources non fiables.

Pour se protéger contre les Chevaux de Troie, il est recommandé de maintenir les logiciels à jour, d'utiliser des programmes antivirus et des pare-feux, et de ne pas ouvrir de pièces jointes ou de télécharger des programmes à partir de sources suspectes. Les entreprises peuvent également mettre en place des politiques de sécurité pour restreindre l'installation de logiciels non autorisés et la configuration de l'accès à des informations sensibles.

Chiffrement :

Le chiffrement est le processus de conversion de données en un format codé (crypté) pour protéger leur confidentialité et leur sécurité. L'objectif du chiffrement est de rendre les données illisibles pour des personnes qui ne sont pas autorisées à y accéder, ce qui les rend inutiles pour les pirates informatiques ou autres personnes malveillantes qui cherchent à intercepter ou à voler des informations sensibles.

Le chiffrement utilise des algorithmes mathématiques pour convertir les données originales en un texte illisible (ou "chiffré") qui ne peut être compris que par une personne disposant de la clé de déchiffrement appropriée. Le chiffrement est utilisé dans de nombreuses applications de sécurité informatique, telles que le stockage sécurisé de données, la communication en ligne, les transactions financières en ligne et les connexions VPN (réseaux privés virtuels).

Les types de chiffrement les plus couramment utilisés sont le chiffrement symétrique et le chiffrement asymétrique (ou à clé publique). Le chiffrement symétrique utilise une seule clé pour le chiffrement et le déchiffrement des données, tandis que le chiffrement asymétrique utilise une paire de clés (une clé publique et une clé privée) pour chiffrer et déchiffrer les données.

Le chiffrement peut également être combiné avec d'autres techniques de sécurité informatique, telles que l'authentification et la signature numérique, pour fournir une protection supplémentaire aux données sensibles.

Cloud :

Le Cloud (ou "nuage" en français) est un terme qui désigne l'utilisation de ressources informatiques (comme des serveurs, des applications ou du stockage de données) sur Internet plutôt que sur un ordinateur local ou un réseau local.

En d'autres termes, le Cloud est un réseau de serveurs distants interconnectés, qui permettent aux utilisateurs d'accéder à des ressources informatiques à la demande via Internet. Les ressources Cloud peuvent être utilisées pour héberger des sites web, stocker des données, exécuter des applications, et plus encore.

Les avantages du Cloud sont nombreux : il permet aux utilisateurs de bénéficier d'une flexibilité et d'une évolutivité accrues en ne payant que pour les ressources dont ils ont besoin, ainsi que d'un accès à distance aux applications et aux données, ce qui facilite le travail en collaboration et le travail à distance.

Cependant, le Cloud soulève également des préoccupations en matière de sécurité et de confidentialité des données, car les données sont stockées sur des serveurs distants, ce qui peut poser des risques de piratage ou de fuites de données. Il est donc important pour les entreprises et les utilisateurs de prendre des mesures de sécurité appropriées pour protéger leurs données Cloud, telles que l'utilisation de mots de passe forts, de chiffrement de données et de logiciels de sécurité.

Cryptojacking :

Le Cryptojacking est une technique malveillante utilisée par des cybercriminels pour pirater des ordinateurs à distance et utiliser leur puissance de traitement pour miner des cryptomonnaies sans le consentement de l'utilisateur.

Les cybercriminels peuvent infecter des ordinateurs avec un logiciel malveillant (tel qu'un Cheval de Troie) qui utilise la puissance de traitement de l'ordinateur pour effectuer des calculs complexes nécessaires à la production de nouvelles unités de cryptomonnaies telles que Bitcoin, Monero, ou Ethereum. Le logiciel malveillant peut être introduit sur l'ordinateur de la victime via des liens malveillants, des pièces jointes de courrier électronique infectées, des publicités malveillantes ou des sites web compromis.

Le Cryptojacking peut causer des dommages considérables à un ordinateur, car il utilise une grande quantité de ressources de l'ordinateur et peut ralentir son fonctionnement. De plus, les cybercriminels peuvent profiter de la cryptomonnaie ainsi obtenue pour leur propre bénéfice, sans que l'utilisateur ne le sache.

Les utilisateurs peuvent se protéger contre le Cryptojacking en utilisant des logiciels antivirus et des pare-feux, en évitant de cliquer sur des liens ou des publicités suspectes, en maintenant leur système d'exploitation et leurs logiciels à jour et en évitant de télécharger des applications à partir de sources non vérifiées. Les entreprises peuvent également mettre en place des politiques de sécurité pour limiter l'installation de logiciels non autorisés sur les ordinateurs de leurs employés.

Cyberattaque :

Une cyberattaque est une tentative délibérée et malveillante de pénétrer dans un système informatique, un réseau ou un appareil connecté à Internet, dans le but de perturber, d'endommager, de voler ou de compromettre des informations sensibles. Les cyberattaques peuvent être menées par des individus, des groupes de hackers, des États-nations ou des organisations criminelles, et peuvent prendre différentes formes, telles que des virus, des vers, des chevaux de Troie, des logiciels malveillants, des attaques par déni de service (DDoS), des attaques de phishing et des ransomwares. Les cyberattaques peuvent avoir de graves conséquences sur la sécurité, la confidentialité, la réputation et la continuité des activités des organisations et des individus ciblés.

Cybercriminalité :

La cybercriminalité est une forme de criminalité qui implique l'utilisation de technologies de l'information et de la communication (TIC) pour commettre des actes illégaux. Elle peut inclure des activités telles que la fraude en ligne, le vol d'identité, la cyberintimidation, la pornographie infantile, le piratage informatique, le phishing, les attaques par déni de service (DDoS), la distribution de logiciels malveillants et les escroqueries financières. Les cybercriminels peuvent être des individus ou des groupes organisés, et leurs motivations peuvent varier du gain financier à la vengeance ou à l'espionnage. La cybercriminalité est un défi majeur pour les autorités et les organisations du monde entier, car elle est souvent difficile à détecter et à poursuivre, en raison de la complexité et de la nature transfrontalière d'Internet.

Cybermalveillance.gouv.fr :

Cybermalveillance.gouv.fr est un service public français, créé en 2017, qui vise à sensibiliser et à aider les particuliers, les entreprises et les organisations publiques à se protéger contre les cybermenaces et à réagir en cas d'incident de sécurité informatique. Le service est géré par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), en partenariat avec des acteurs de la sécurité numérique tels que le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le Groupement d'intérêt public ACYMA (Action contre la cybermalveillance).

Le site cybermalveillance.gouv.fr fournit des informations sur les différentes formes de cybermenaces, des conseils pratiques pour améliorer la sécurité des systèmes informatiques et des outils pour signaler et remédier à des incidents de sécurité. Il offre également un service d'assistance en ligne pour les victimes d'actes de cybermalveillance, qui peuvent contacter des experts en sécurité informatique pour obtenir de l'aide et des conseils personnalisés. Le service est gratuit et ouvert à tous les résidents français.

Cybersécurité :

La cybersécurité (ou sécurité informatique) est l'ensemble des mesures et des techniques mises en œuvre pour protéger les systèmes informatiques, les réseaux, les appareils connectés et les données contre les cybermenaces. Cela inclut la prévention des cyberattaques, la détection des incidents de sécurité, la réponse à ces incidents et la reprise des activités après une attaque. Les objectifs de la cybersécurité sont de garantir la confidentialité, l'intégrité et la disponibilité des informations stockées et traitées dans les systèmes informatiques, ainsi que de maintenir la confiance et la réputation des organisations et des individus. Les mesures de cybersécurité peuvent inclure l'utilisation de logiciels de sécurité, la gestion des identités et des accès, la surveillance des réseaux, la formation et la sensibilisation des utilisateurs, ainsi que la mise en place de politiques et de procédures de sécurité.

Défacement :

Le défacement (ou défiguration en français) est une technique utilisée par les pirates informatiques pour altérer le contenu d'un site web ou d'une page web en y insérant du contenu malveillant, des messages politiques ou des graffitis numériques. Les pirates peuvent exploiter des vulnérabilités de sécurité pour accéder à un site web et modifier son contenu, ou utiliser des attaques par force brute pour deviner les mots de passe d'administration. Le défacement peut avoir des conséquences négatives pour les propriétaires de sites web, en perturbant la fonctionnalité du site, en altérant la réputation de l'entreprise ou de l'organisation, et en causant des dommages financiers. Les mesures pour prévenir le défacement comprennent la mise en place de mots de passe solides, la mise à jour régulière des logiciels et des applications, et la surveillance continue de l'activité sur les sites web.

Déni de service :

Le déni de service (en anglais, "Denial of Service" ou DoS) est une attaque informatique qui vise à rendre un service ou une ressource inaccessible pour les utilisateurs légitimes. Cette attaque est généralement réalisée en envoyant un grand nombre de requêtes ou de paquets de données à un serveur ou à une application, dans le but de surcharger ses capacités et de le rendre incapable de répondre aux demandes légitimes.

Le déni de service peut être réalisé de plusieurs manières, notamment en exploitant les vulnérabilités de l'infrastructure du réseau, en utilisant des logiciels malveillants pour prendre le contrôle de machines à distance (botnets), ou en envoyant simplement un grand nombre de demandes simultanées depuis plusieurs sources différentes.

Les attaques de déni de service peuvent avoir des conséquences graves pour les organisations ciblées, notamment une perte de revenus, une diminution de la productivité, une atteinte à la réputation et même une perte de données critiques.

Délégué à la protection des données :

Un délégué à la protection des données (en anglais, Data Protection Officer ou DPO) est un professionnel de la protection des données personnelles chargé de veiller à la conformité d'une organisation avec les règles de protection des données, telles que le Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'Union européenne.

Le DPO est responsable de la sensibilisation de l'organisation à la protection des données, de l'évaluation de l'impact sur la protection des données (EIPD), de la gestion des demandes des personnes concernées, ainsi que de la communication avec les autorités de protection des données.

Le DPO peut être un employé de l'organisation ou un prestataire de services externe, mais doit être indépendant dans l'exercice de ses fonctions. Il doit être choisi pour ses compétences professionnelles et ses connaissances en matière de protection des données, et doit bénéficier d'une formation régulière pour rester à jour avec les évolutions législatives et technologiques.

Fraude au fournisseur :

La fraude au fournisseur est une arnaque dans laquelle une personne ou une organisation fait passer une fausse entreprise ou une fausse facture pour une entreprise légitime afin de tromper un fournisseur et d'obtenir des biens ou des services sans les payer.

La fraude au fournisseur peut prendre plusieurs formes, notamment :

  • La création d'une fausse entreprise ou l'utilisation d'une entreprise existante mais inactive pour facturer des biens ou des services qui n'ont jamais été fournis.
  • L'usurpation de l'identité d'une entreprise légitime en falsifiant des documents tels que des factures, des devis ou des bons de commande.
  • La collusion avec un employé de l'entreprise pour modifier les informations de paiement ou pour approuver des factures frauduleuses.

Les conséquences de la fraude au fournisseur peuvent être graves pour l'entreprise victime, notamment une perte financière importante, une atteinte à la réputation et une perte de confiance de la part des clients et des partenaires commerciaux. Pour prévenir la fraude au fournisseur, il est important d'adopter des politiques et des procédures rigoureuses en matière de vérification des fournisseurs et de contrôle des factures.

Fraude au président :

La fraude au président, également connue sous le nom de "fraude au CEO" ou "fraude au virement bancaire", est une forme de fraude financière qui cible les entreprises. Elle implique généralement l'utilisation de techniques de manipulation pour convaincre un employé ou un responsable de l'entreprise de transférer de l'argent ou de fournir des informations sensibles à un tiers, en se faisant passer pour un haut responsable de l'entreprise, souvent le président ou le PDG.

Les fraudeurs peuvent utiliser des tactiques telles que l'usurpation d'identité par e-mail, la création de faux documents, l'ingénierie sociale, la surveillance de la communication de l'entreprise, etc. Ils cherchent à obtenir des informations confidentielles telles que les identifiants de connexion, les mots de passe, les coordonnées bancaires, les informations fiscales, etc. afin de pouvoir effectuer des transferts de fonds ou commettre d'autres activités frauduleuses en utilisant l'identité de l'entreprise.

La fraude au président est une menace croissante pour les entreprises, en particulier celles qui gèrent des transactions financières importantes ou qui traitent des informations sensibles. Les entreprises doivent être vigilantes et mettre en place des protocoles de sécurité stricts pour protéger leurs données et prévenir les fraudes financières.

Fraude au technicien :

La fraude au technicien, également connue sous le nom d'arnaque au support technique, est une forme d'arnaque en ligne où un individu se fait passer pour un technicien informatique de confiance ou un représentant d'une entreprise de support technique pour inciter les utilisateurs à divulguer des informations personnelles ou à installer un logiciel malveillant sur leur ordinateur.

Les fraudeurs peuvent utiliser des tactiques telles que la diffusion de publicités trompeuses ou l'envoi de courriels de phishing qui semblent provenir d'une entreprise légitime de support technique. Ils peuvent également appeler les utilisateurs de manière inattendue et prétendre être un technicien de leur fournisseur d'accès Internet ou de leur fabricant d'ordinateurs. Une fois qu'ils ont établi un contact, ils convainquent souvent les utilisateurs qu'il y a un problème avec leur ordinateur et qu'ils ont besoin d'accéder à distance à leur ordinateur pour effectuer une réparation.

Cela permet aux fraudeurs d'installer des logiciels malveillants sur l'ordinateur de l'utilisateur ou de voler des informations sensibles telles que les identifiants de connexion, les mots de passe ou les informations de carte de crédit. La fraude au technicien est une forme courante d'arnaque en ligne et les utilisateurs doivent être conscients des signes avant-coureurs de cette fraude et être prêts à mettre fin à la communication avec les fraudeurs s'ils ont des doutes quant à la légitimité de leur appel ou de leur courriel.

Faille :

Une faille, dans le contexte de la sécurité informatique, est une vulnérabilité ou une lacune dans un système informatique, un logiciel ou un réseau qui peut être exploitée par un attaquant pour compromettre la sécurité du système. Les failles peuvent être causées par une programmation défectueuse, des erreurs de configuration, des défauts de conception ou des problèmes de mise en œuvre.

Les failles peuvent permettre à un attaquant de prendre le contrôle d'un système, d'accéder à des informations sensibles, de modifier des données, d'intercepter des communications, de nuire à la performance du système, de l'utiliser pour lancer d'autres attaques ou de le rendre inutilisable. Les failles peuvent être exploitées de différentes manières, notamment par l'injection de code malveillant, l'exploitation de vulnérabilités de sécurité connues, la manipulation de paramètres de configuration ou la suppression de fichiers critiques.

La découverte et la correction des failles sont des éléments clés de la sécurité informatique. Les experts en sécurité travaillent constamment à identifier et à remédier aux failles avant qu'elles ne soient exploitées. Les fournisseurs de logiciels publient régulièrement des mises à jour de sécurité pour corriger les failles connues, et les entreprises doivent mettre en place des procédures pour maintenir leurs systèmes et logiciels à jour afin de minimiser les risques de faille.

Firewall :

Un firewall (pare-feu en français) est un système de sécurité informatique qui contrôle le trafic réseau entrant et sortant d'un réseau d'ordinateurs ou d'un système informatique. Son rôle est de filtrer les connexions en fonction de règles prédéfinies pour autoriser ou bloquer les communications en fonction de l'origine, de la destination, du protocole et du port de communication. Le firewall peut être mis en place à différents niveaux d'un réseau, tels que la périphérie (border firewall), l'accès à Internet (gateway firewall) ou sur les postes de travail individuels (host-based firewall). Les firewalls sont une composante essentielle de la sécurité informatique pour prévenir les attaques malveillantes, les intrusions et la perte de données confidentielles.

Hacker :

Un hacker est une personne qui utilise ses compétences en informatique pour explorer, manipuler ou pénétrer des systèmes informatiques, souvent dans un but malveillant. Cependant, le terme "hacker" ne doit pas être confondu avec le terme "cracker", qui désigne un individu qui utilise ses compétences pour commettre des actes illégaux tels que le vol de données, l'installation de logiciels malveillants, ou la perturbation des systèmes. Le terme "hacker" peut également être utilisé pour décrire une personne qui utilise ses compétences pour des activités positives, telles que la recherche en sécurité informatique ou l'amélioration de logiciels open source. Le hacking est souvent associé à la culture du libre accès à l'information et à la libre circulation des connaissances.

Hacking :

Le hacking est l'ensemble des techniques et des méthodes utilisées pour explorer, manipuler ou pénétrer des systèmes informatiques afin d'en découvrir les faiblesses et d'en améliorer la sécurité. Le hacking peut être utilisé à des fins positives, telles que l'amélioration de la sécurité informatique, la recherche en sécurité informatique ou l'amélioration de logiciels open source. Cependant, il peut également être utilisé à des fins malveillantes, telles que le vol de données, la destruction de données ou la perturbation des systèmes. Les hackers utilisent souvent des outils automatisés pour rechercher des vulnérabilités dans les systèmes informatiques, puis utilisent des techniques d'ingénierie sociale pour exploiter ces vulnérabilités. Le hacking est un domaine complexe et en constante évolution, et il nécessite des compétences et des connaissances spécialisées en informatique.

Espiogiciel :

Le terme "espiogiciel" (ou "logiciel espion", en anglais "spyware") désigne un type de logiciel malveillant conçu pour collecter des informations sur l'utilisateur d'un ordinateur sans son consentement. Les espiogiciels peuvent être installés à l'insu de l'utilisateur, souvent par le biais de logiciels gratuits ou de sites Web malveillants, et peuvent collecter des informations telles que les habitudes de navigation, les mots de passe, les adresses e-mail, les informations de carte de crédit et autres données personnelles. Les espiogiciels peuvent également causer des ralentissements du système et des plantages, ainsi que des problèmes de confidentialité et de sécurité. Les espiogiciels sont souvent associés à des programmes publicitaires malveillants (adware) et à des chevaux de Troie (trojan) qui tentent de se faufiler dans les systèmes informatiques des utilisateurs pour des raisons malveillantes.

Hameçonnage :

Le hameçonnage (phishing en anglais) est une technique d'attaque informatique visant à obtenir des informations confidentielles (comme des mots de passe, des numéros de carte de crédit ou des informations bancaires) en se faisant passer pour une entité de confiance. Les attaquants envoient généralement des courriels, des messages instantanés ou des SMS frauduleux à des utilisateurs en prétendant être une organisation légitime, comme une banque, une entreprise ou un service gouvernemental. Les messages frauduleux peuvent contenir des liens vers des sites Web malveillants ou des pièces jointes infectées par des logiciels malveillants. L'objectif du hameçonnage est de tromper les victimes en leur faisant croire qu'elles communiquent avec une source de confiance afin de les inciter à divulguer des informations sensibles ou à effectuer des paiements frauduleux.

IoT :

IoT signifie « Internet des objets » en anglais (Internet of Things). Il s'agit d'un réseau de dispositifs physiques, tels que des voitures, des appareils électroménagers, des capteurs, des caméras, etc., qui sont connectés à Internet et qui peuvent communiquer entre eux et avec des serveurs pour collecter, stocker et analyser des données. L'objectif de l'IoT est de rendre les objets plus intelligents et plus autonomes, tout en permettant aux utilisateurs de contrôler et de surveiller ces objets à distance à l'aide d'applications et de services en ligne. L'IoT est souvent utilisé dans des domaines tels que l'industrie manufacturière, la santé, la sécurité, l'énergie et la domotique.

Ingénierie sociale :

L'ingénierie sociale est une technique utilisée pour manipuler les personnes afin qu'elles divulguent des informations confidentielles ou effectuent des actions qui peuvent être préjudiciables à elles-mêmes ou à leur organisation. Cette technique exploite souvent des aspects psychologiques ou émotionnels de la personne ciblée, tels que la confiance, la peur ou le désir de plaire à autrui. Les attaques d'ingénierie sociale peuvent prendre différentes formes, telles que la fraude par téléphone ou par courrier électronique, l'usurpation d'identité, le phishing, le baiting ou le pretexting. Les pirates informatiques utilisent souvent l'ingénierie sociale pour accéder à des systèmes ou à des informations protégées, ou pour convaincre les employés d'une entreprise de divulguer des informations sensibles.

Intrusion :

Une intrusion fait référence à un accès non autorisé à un système informatique ou à un réseau. Cela peut se produire lorsque des pirates informatiques exploitent des vulnérabilités de sécurité pour accéder à des systèmes protégés ou lorsqu'un utilisateur malveillant utilise des identifiants volés pour accéder à un compte. Les intrusions peuvent avoir des conséquences graves, notamment le vol de données sensibles, la destruction de données, la perturbation des opérations commerciales et la violation de la confidentialité des clients. Les entreprises doivent mettre en place des mesures de sécurité efficaces pour prévenir les intrusions et détecter rapidement toute activité suspecte.

Logiciel malveillant :

Un logiciel malveillant, également connu sous le nom de malware, est un type de programme informatique conçu pour causer des dommages, voler des données ou perturber le fonctionnement normal d'un système informatique. Les logiciels malveillants peuvent prendre différentes formes, notamment des virus, des vers, des chevaux de Troie, des ransomwares, des spywares, des adwares, des botnets, etc. Ils peuvent être distribués via des sites Web compromis, des courriels de phishing, des réseaux de partage de fichiers, des périphériques de stockage infectés, et peuvent s'installer sur un ordinateur sans le consentement de l'utilisateur. Les logiciels malveillants sont une menace importante pour la sécurité informatique et peuvent causer des pertes financières, des vols d'identité, des pertes de données et d'autres préjudices pour les particuliers et les entreprises.

Pentest :

Pentest (abréviation de "Penetration Testing") est une méthode de test de sécurité informatique qui vise à identifier et à exploiter les vulnérabilités des systèmes informatiques, des réseaux, des applications ou des sites web pour déterminer leur niveau de sécurité. Les tests sont réalisés en simulant une attaque informatique, dans le but d'identifier les failles de sécurité, de les corriger et de renforcer la sécurité du système. Les résultats du Pentest permettent aux entreprises de comprendre leurs vulnérabilités et de prendre les mesures nécessaires pour protéger leur système contre les attaques informatiques. Les Pentests peuvent être effectués par une équipe interne ou par des entreprises spécialisées dans la sécurité informatique.

Rançongiciel :

Un rançongiciel, ou ransomware en anglais, est un type de logiciel malveillant (malware) qui bloque l'accès à l'ordinateur ou à des fichiers de l'utilisateur en les cryptant. Le cybercriminel exige ensuite le paiement d'une rançon en échange de la clé de déchiffrement permettant de récupérer l'accès aux données. Le rançongiciel peut être propagé via des pièces jointes infectées, des liens malveillants, des kits d'exploitation ou des vulnérabilités dans les systèmes d'exploitation ou les applications. Les rançongiciels peuvent avoir des conséquences graves pour les particuliers et les entreprises, car ils peuvent entraîner la perte de données critiques, la perturbation des activités, des coûts élevés pour récupérer les données, ainsi que la divulgation de données confidentielles si la rançon n'est pas payée. Il est donc recommandé de mettre en place des mesures de prévention et de sauvegarde régulières pour se protéger contre les attaques de rançongiciels.

Résilience :

La résilience est la capacité d'un système à résister, à s'adapter et à se rétablir d'une perturbation ou d'un choc externe. Cette perturbation peut être causée par une catastrophe naturelle, une attaque informatique, une panne de système, ou tout autre événement qui peut affecter la continuité des opérations d'une entreprise ou d'une organisation. La résilience implique une combinaison de mesures préventives, de planification de la continuité des activités et de capacités de récupération rapide pour minimiser l'impact des perturbations et assurer la reprise des opérations dans les meilleurs délais. La résilience est une composante essentielle de la gestion des risques et de la sécurité de l'information, ainsi que de la durabilité et de la pérennité des entreprises et des organisations.

RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) :

Le RGPD (Règlement général sur la protection des données) est une loi européenne en matière de protection des données personnelles des citoyens de l'Union européenne (UE). Adopté en 2016, il est entré en vigueur le 25 mai 2018 et a remplacé la directive de 1995 sur la protection des données. Le RGPD renforce les droits des citoyens en matière de protection de leurs données personnelles, impose des obligations plus strictes aux organisations qui traitent ces données et prévoit des sanctions plus lourdes en cas de non-conformité. Le règlement s'applique à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur secteur d'activité, qui traitent des données personnelles de citoyens de l'UE, y compris les entreprises étrangères opérant dans l'UE.

L'ingénierie sociale :

L'ingénierie sociale (ou social engineering en anglais) est une technique utilisée par les pirates informatiques pour tromper les gens et les inciter à divulguer des informations confidentielles ou à effectuer des actions qui peuvent compromettre la sécurité informatique. Cette technique consiste à manipuler psychologiquement les individus afin qu'ils révèlent des informations sensibles ou à les convaincre d'effectuer des actions qu'ils ne devraient pas faire. Les méthodes courantes de l'ingénierie sociale incluent l'utilisation d'appels téléphoniques, d'e-mails de phishing, de faux sites web et d'autres techniques de manipulation pour obtenir des informations personnelles ou accéder à des systèmes informatiques.

Spyware :

Un spyware est un type de logiciel malveillant conçu pour collecter des informations sur un ordinateur ou un réseau sans le consentement de l'utilisateur. Les spywares peuvent être utilisés pour espionner les activités d'un utilisateur, suivre ses mouvements sur Internet, enregistrer ses frappes de clavier, accéder à ses fichiers et dossiers, etc. Les spywares sont souvent utilisés à des fins malveillantes, telles que le vol d'informations personnelles et financières, l'espionnage industriel, ou la surveillance gouvernementale.

Système d’information :

Un système d'information (SI) est un ensemble organisé de ressources (matériels, logiciels, données, personnel, processus) permettant de collecter, stocker, traiter et diffuser des informations dans une entreprise ou une organisation. Le SI a pour objectif de soutenir la gestion des activités de l'entreprise et d'aider à la prise de décision en fournissant des informations pertinentes et actualisées aux différents acteurs de l'entreprise. Le système d'information peut inclure des technologies de l'information telles que des ordinateurs, des réseaux, des bases de données et des applications.

Test d’intrusion :

Un test d'intrusion (ou penetration testing en anglais) est une méthode d'évaluation de la sécurité d'un système informatique, d'un réseau ou d'une application. Le but d'un test d'intrusion est de simuler une attaque d'un pirate informatique ou d'un hacker afin d'identifier les vulnérabilités et les faiblesses du système testé. Les professionnels de la sécurité informatique utilisent cette méthode pour détecter les failles de sécurité et les corriger avant qu'un attaquant ne puisse les exploiter. Le test d'intrusion peut être effectué à l'aide d'outils automatisés ou manuellement.

Un Ver :

un ver (ou worm en anglais) est un type de logiciel malveillant qui se propage automatiquement à travers les réseaux informatiques en exploitant des vulnérabilités de sécurité. Contrairement aux virus, les vers n'ont pas besoin d'un hôte pour se propager et se répliquer. Ils peuvent se déplacer rapidement et causer des dommages importants en infectant un grand nombre de systèmes en peu de temps. Les vers peuvent également être conçus pour effectuer des actions malveillantes sur les systèmes infectés, tels que la suppression de fichiers ou la collecte de données sensibles.

Virus :

Un virus informatique est un logiciel malveillant qui s'insère dans un programme ou un fichier et qui a la capacité de se reproduire en infectant d'autres fichiers ou programmes du système informatique. Le virus est conçu pour se propager rapidement et peut causer des dommages considérables au système informatique, allant de la perte de données à la corruption du système d'exploitation. Les virus sont souvent dissimulés dans des fichiers téléchargés sur Internet ou dans des courriels suspects, et sont généralement transmis sans le consentement de l'utilisateur.

Violation de données :

La violation de données, aussi appelée "faille de sécurité" ou "incident de sécurité", fait référence à l'accès, la divulgation ou la perte non autorisés d'informations confidentielles ou personnelles. Cela peut se produire de plusieurs façons, notamment par le piratage informatique, le vol de dispositifs électroniques, la perte de documents papier ou la divulgation accidentelle d'informations. Les violations de données peuvent avoir des conséquences graves pour les personnes concernées, notamment la perte de leur vie privée, la fraude financière et l'usurpation d'identité.

VPN :

VPN signifie « Virtual Private Network » (en français, réseau privé virtuel). C'est un type de connexion réseau qui permet de connecter des ordinateurs distants de manière sécurisée et de façon à ce que la communication soit chiffrée et donc protégée. Le VPN est utilisé pour garantir la confidentialité et la sécurité des données qui sont échangées entre les ordinateurs connectés au réseau VPN, même s'ils sont situés dans des endroits différents et peuvent utiliser des réseaux publics pour communiquer. Le VPN est souvent utilisé par les entreprises pour permettre à leurs employés d'accéder aux ressources de l'entreprise depuis l'extérieur, mais il peut également être utilisé par des particuliers pour protéger leur vie privée en ligne et contourner les restrictions géographiques imposées par certains sites web ou services en ligne.

Wi-Fi ouvert :

Un Wi-Fi ouvert est un réseau sans fil qui ne nécessite pas de mot de passe ou d'authentification pour y accéder. Tout utilisateur peut se connecter à ce type de réseau sans avoir besoin d'identifiants ou de clés d'accès spécifiques. Les Wi-Fi ouverts peuvent être utilisés dans les lieux publics tels que les bibliothèques, les cafés, les aéroports, les hôtels, les centres commerciaux, etc. Cependant, ils présentent un risque de sécurité, car toutes les communications peuvent être interceptées et écoutées par des tiers malveillants qui se trouvent sur le même réseau. Il est donc recommandé d'utiliser un VPN ou un réseau privé virtuel pour sécuriser les communications sur un Wi-Fi ouvert.